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Lauzon

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Généalogie

Généalogie des Lauzon

 

À l’origine, le nom de famille Lauzon désignait un homme travaillant dans une lauzière, endroit où l’on produisait des dalles de pierre plates (les lauzes) pour les toits. Le patronyme était donc associé au métier de couvreur. Lauzon pouvait aussi désigner l’habitant de la commune d’Auzon dans la Haute-Loire.

 

Au 129e rang des patronymes les plus répandus chez nous, le nom est cousin avec Lauzier (895e rang), Lauzière (1300e rang) et Lauzé (1700e rang). En France, les Lauzé devancent les Lauzon, dont la présence demeure très marginale (au-delà du 150 000e rang!)

 

Aux États-Unis, certaines lignées ont modifié leur nom en Lozon, Loson ou Lanzon.

 

On compte aujourd’hui quelque 9300 Lauzon au Québec. Près de 30% d’entre eux habitent dans les Laurentides.

 

Les Lauzon descendent de 3 pionniers, dont Gilles Lauzon, époux de Marie (Marie-Anne) Archambault, ancêtre de la très grande majorité d’entre eux. Les deux autres, Daniel Lauzon et Pierre Laurent dit Lauzon, n’arrivent en Amérique qu’en 1755.

 

Aucun Lauzon ne descend du célèbre Jean de Lauson, gouverneur de la Nouvelle-France de 1651 à 1656, qui a donné son nom à la ville de Lauzon, près de Québec.

 

LES PIONNIERS DES LAUZON

 

Fils de Pierre Lauzon et Anne Boivin, le pionnier Gilles Lauzon voit le jour vers 1630 dans la paroisse Saint-Julien de Caen, en Basse-Normandie. Maître-chaudronnier, il joint la Grande Recrue de Maisonneuve en 1653, une entreprise de colonisation visant à sauver Ville-Marie des Iroquois.

 

Le 20 juin, avec plus de 100 personnes, l’ancêtre monte à bord du navire Saint-Nicolas-de-Nantes à Saint-Nazaire. Il a en poche 127 livres, 7 sols et 10 deniers, une avance sur les gages qu’on lui promet une fois arrivé en Nouvelle-France. Or, après le départ, le bateau prend l’eau et doit rebrousser chemin pour ne pas sombrer. Craignant que les colons (furieux et craintifs) se désistent, Maisonneuve les cantonne alors de force sur une île pendant 3 semaines, le temps d’effectuer les réparations.

 

Le 20 juillet, le Saint-Nicolas reprend la mer pour une difficile traversée de 2 mois où 6 passagers perdront la vie. Arrivés fin septembre, retenus à Québec tout le mois d’octobre, les colons débarquent enfin à Ville-Marie (les pieds dans la neige!) le 16 novembre 1653.

 

En 1654, Gilles Lauzon reçoit une somme de 500 livres de Maisonneuve même si son engagement de 5 ans n’est pas terminé. En mars 1655, il devient propriétaire d’un terrain et d’une maison de bois de 400 pieds carrés dans l’actuel Vieux-Montréal (où se trouve aujourd’hui l’édifice de la New York Life, aux abords de la Place d’Armes). Le pionnier Urbain Tessier dit Lavigne lui vend la propriété. Ce dernier est l’époux de Marie Archambault.

 

Le 27 novembre 1656, Lauzon prend pour épouse la sœur de celle-ci, également prénommée Marie (ou Marie-Anne). Née à Dompierre-sur-Mer en France en 1638, elle est la fille de Jacques Archambault, premier puisatier de Montréal, et de Jeanne Toureau, ancêtres de tous les Archambault d’Amérique. Le couple Lauzon-Archambault s’établit sur un lot de 30 arpents concédé au pionnier Lauzon par le sieur de Maisonneuve.

 

De cette union naîtront 13 enfants, surtout des filles (9 vs 4 garçons), tous nés à Montréal et tous baptisés dans la paroisse Notre-Dame. Les 4 fils Lauzon (Séraphin, Michel, Paul et Gilles) se marieront et permettront au nom de se transmettre jusqu’à nos jours, non seulement au Québec, mais aussi aux États-Unis, notamment dans la région de Détroit.  

 

Le recensement de 1681 révèle que le pionnier Lauzon et sa femme possèdent alors 40 arpents de terre et 3 bêtes à cornes. Six de leurs enfants vivent toujours à leurs côtés.

 

Le pionnier Gilles Lauzon s’éteint à Montréal le 27 septembre 1687, à l’âge de 57 ans. Son épouse Marie Archambault le précède dans la mort en 1685. Elle n’avait que 47 ans.

 

DANIEL LAUZON

Ce second ancêtre arrive en Amérique un siècle après le premier. Fils de Gabriel Lauzon et Charlotte Verise, il grandit à Strasbourg en Alsace. Le 7 octobre 1765, à Berthier, il épouse Marie-Charlotte Baril, fille de François Baril et Françoise Cottenoir. Ils auront 12 enfants (6 garçons et 6 filles), mais plusieurs mourront avant l’âge adulte.

 

Fait inusité, 3 des enfants Lauzon se marieront avec des Turcotte. La plus âgée, Geneviève Lauzon, épouse Pierre Turcotte en 1803. Sa sœur Marie-Josephte et son frère Alexandre épouseront les enfants issus du premier mariage dudit Pierre Turcotte.

 

Le pionnier Daniel Lauzon vivra jusqu’à l’âge de 82 ans. Il s’éteint à Saint-Cuthbert le 4 août 1808.

 

PIERRE LAURENT DIT LAUZON

Ce troisième ancêtre arrive la même année que le précédent, en 1755. Fils de Jean Laurent et Marie-Anne Julien, il voit le jour à Auzun (d’où son surnom Lauzon). Le 26 novembre 1759, à Saint-Michel-de-Yamaska, il épouse Madeleine Martin dite Boisvert, fille d’Étienne Martin et Madeleine Morneau. Ils auront 5 enfants (1 garçon et 4 filles). Leur fils Pierre s’unira à Marie Danis en 1786 et permettra au nom de se transmettre.

 

Le pionnier Pierre Laurent dit Lauzon meurt dans le village où il a vécu le 25 janvier 1770. Il n’avait que 45 ans.

 

 

Recherche: Gisèle Monarque

 

 

Sources :

 

Association des familles Lauzon d’Amérique

PRDH

Dictionnaire Jetté

Dictionnaire Tanguay

Dictionnaire généalogique du Québec ancien, Bertrand Desjardins

Fichier origine

Portraits de familles pionnières, Robert Prévost, Éditions Libre Expression

Votre nom et son histoire, Roland Jacob,  Éditions de l’Homme

Collection Nos racines, Jacques Lacoursière et Marie-Andrée Bizier

Dictionnaire National des Canadiens français, Institut Drouin

Base de données Parchemin

Naissance d’une population – Les Français établis au Canada au XVIIe siècle, Institut National  d’Études démographiques – Presses de l’Université de Montréal

 

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