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Généalogie des Robitaille



Comme Robin, Robinson, Roby, Robidoux… le patronyme Robitaille est un dérivé du nom Robert, lui-même issu de l’allemand Hrodberth qui signifie «gloire illustre».

 

Au 139e rang des familles les plus nombreuses du Québec, les Robitaille sont environ 9700 aujourd’hui. Comme les comédiens André, Patrice et Pierrette Robitaille ainsi que la défunte chanteuse Alys Robi, plus du quart d’entre eux sont originaires de la région de la Capitale-Nationale.

 

En France, leur présence reste marginale (moins de 600 individus), tandis qu’aux États-Unis, certains Robitaille ont transformé leur patronyme en Robtoy et Rabotcy.

 

Tous les Robitaille d’Amérique descendent de deux frères. Voici leur histoire.

 

LES PIONNIERS DES ROBITAILLE   

 

Le parcours des Robitaille du Québec est une affaire de famille qui commence dans le Nord-Pas-de-Calais, plus précisément au village d’Auchy-lès-Hesdin. En 1640, Jean Robitaille y épouse Martine Cormont. S’ils ne mettront jamais les pieds en Nouvelle-France, plusieurs de leur fils, en revanche, sentiront l’appel de la grande traversée.

 

Le plus âgé de ceux-ci, Jean Robitaille, voit le jour en 1642. Le 27 novembre 1670, dans la paroisse Notre-Dame de Québec, il épouse Marguerite Blute/Buletez, une Fille du Roy de 23 ans arrivée la même année. Fille du Roy, certes, mais pas orpheline puisque son père assiste à la cérémonie. En fait, lui et sa seconde femme s’étaient établis en Nouvelle-France 2 ans plus tôt, mais Marguerite ne les avait pas accompagnés. Cela lui permit donc d’être acceptée comme Fille du Roy et d’obtenir 50 livres du roi, en plus de sa dot de 200 livres en argent et biens.

 

Il se pourrait même qu’elle et Jean Robitaille aient fait le voyage sur le même navire et qu’ils se soient connus en France puisqu’ils habitaient des bourgs voisins. Après leur mariage, le couple s’établira à L’Ancienne-Lorette et aura 6 enfants (3 filles et 3 garçons). Un seul des fils, Charles-François, permettra au nom de se transmettre jusqu’à nos jours.

 

Le pionnier Jean Robitaille s’éteint le 22 mars 1715. Son épouse lui survivra jusqu’en 1732.

 

PIERRE ROBITAILLE, L’ANCÊTRE PRINCIPAL

 

La majorité des Robitaille du Québec ne descend pas de l’aîné Jean Robitaille, mais de son petit frère, Pierre Robitaille, arrivé en même temps, à l’âge de 18 ans. En 1675, il signe un contrat de mariage devant le notaire Duquet de Sillery et devient l’époux de la jeune Marie Maufet/Maufait, née à Québec le 25 septembre 1660.

 

Tout comme Jean et Marguerite, Pierre et Marie s’établiront à L’Ancienne-Lorette. Leur maisonnée verra grandir 13 enfants, 3 filles et …10 garçons! (ce qui explique l’importance de cette souche, notamment dans la région de Québec). Cinq des dix fils se marieront.

 

En 1693, Pierre devient propriétaire des lots de ses frères Jean et Nicolas puis, en 1710, le seigneur Dustiné lui concède 19 arpents supplémentaires. Aucun colon ne possède alors de plus grande terre à L’Ancienne-Lorette. Le pionnier décède 5 ans plus tard, 8 jours après avoir cédé une partie de ses biens à son fils Jean. On l’enterre le 8 mai. Son épouse Marie vivra 15 ans de plus. Elle rend l’âme le 21 décembre 1730, victime d’une crise d’apoplexie.

 

NICOLAS ROBITAILLE, ARRIVÉ PUIS REPARTI

 

Établi à L’Ancienne-Lorette avec ses frères depuis 1670, Nicolas Robitaille n’a pas de descendants connus chez nous puisqu’il décidera finalement de rentrer en France.

 

PHILIPPE ROBITAILLE, LE QUATRIÈME FRÈRE

 

Vingt-trois ans après les autres, un quatrième frère Robitaille naviguera jusqu’en Nouvelle-France: Philippe Robitaille. Cadet de la famille, il a 20 ans de moins que l’aîné Jean Robitaille. Contrairement à ses frères, ce tonnelier s’installe à Montréal où il épouse la veuve Marie-Madeleine Warren dite Grizel, le 15 octobre 1693. Née en Nouvelle-Angleterre, cette Anglaise avait été enlevée par les Indiens et était demeurée à Ville-Marie.

 

Philippe et Marie-Madeleine auront 5 enfants (1 fille et 4 fils). Seuls 2 d’entre eux sont susceptibles d’avoir eu des enfants, mais après leur départ vers l’Ouest, on perd toute trace de leur existence. Il n’y a donc rien qui permette de conclure hors de tout doute que Philippe et Marie-Madeleine aient des descendants aujourd’hui.

 

 

Recherche: Gisèle Monarque, Martin Grenier

 

 

Sources :

 

PRDH

Dictionnaire Jetté

Dictionnaire généalogique du Québec ancien, Bertrand Desjardins

Association des familles Robitaille

Fichier origine

Portraits de familles pionnières, Robert Prévost, Éditions Libre Expression

Votre nom et son histoire, Roland Jacob,  Éditions de l’Homme

Collection Nos racines, Jacques Lacoursière et Marie-Andrée Bizier

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